Masque de chantier : Comment le choisir ?

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Le port de masque est obligatoire sur tout chantier de construction. Les masques permettent d’éviter les risques d’inhalation de produits nocifs, de poussières et de débris de matériaux. Ils constituent également une barrière contre les risques de contagion. Le port de masque répond même à certaines normes d’hygiène préconisées sur le chantier. Cependant, il faut comprendre qu’il existe autant de modèles de masques qu’il peut exister de sortes de chantiers. Voici quelques critères à prendre en compte pour bien choisir le vôtre.

Les différents types de masques de chantier

Selon que vous interveniez sur un chantier de construction d’envergure ou que vous bricoliez tranquillement à domicile, il existe différents types de masques filtrants :

  • Le demi-masque jetable

Ce type de masque convient particulièrement pour se protéger des particules solides ou liquides plus ou moins fines sur le chantier. On l’utilise également pour se protéger des aérosols. Composé de fibres plus ou moins épaisses, il couvre la bouche et le nez. Des brides élastiques, une bande de métal souple et un pince-nez permettent de le maintenir et de l’ajuster. Souple, pliable ou rigide, le demi-masque jetable comporte généralement une valve (soupape) qui permet d’expulser l’humidité en expirant. Il peut aussi comporter certains sigles comme FF (pour jetable), R (pour réutilisable) ou encore NR (pour non réutilisable). 

  • Le masque chirurgical

Ce type de masque permet d’éviter les projections de salive en milieu médical. Il est souvent recommandé à une personne malade pour éviter les risques de transmission du virus. Il s’agit d’un masque à usage unique, répondant aux normes CE – MDD93/42/EEC Classe 1 -EN14683. Par contre, il ne protège pas d’une éventuelle contamination due à sa propriété non filtrante.

  • Le demi-masque à cartouche

Ce type de masque couvre à la fois le nez, la bouche et le menton. On parle surtout d’un demi-masque respiratoire à cartouche muni de brides réglables pour le maintenir sur la tête. Ce masque est particulièrement prisé par les bricoleurs avertis car il est réutilisable à volonté. Il suffit tout simplement de remplacer les cartouches de filtration situées sur le côté ou le devant, en fonction des travaux à réaliser.  

  • Le masque complet

Comme son nom l’indique, ce masque recouvre entièrement le visage. Il est particulièrement conseillé pour protéger les yeux des risques de projections. Bien qu’encombrant, le masque complet offre un confort d’utilisation optimal grâce à un joint souple, un oculaire, des soupapes et un jeu de bride réglables et parfaitement étanche. C’est un masque à cartouches (une ou deux) réservé aux professionnels qui travaillent sur un terrain dangereux.

Comment choisir son masque de chantier ?

Médecin, peintre, pompier, soudeur, mécanicien ou maçon, il vous faut un masque de protection respiratoire adapté à votre environnement de travail. Qu’il soit poussiéreux, humide, en présence de gaz, de substances toxiques ou de fumées, voici quelques critères à considérer pour choisir le masque adapté à vos besoins.

  • Le taux d’oxygène présent dans votre environnement de travail

Optez pour un masque FFP pour un taux d’oxygène supérieur à 17%, et un demi-masque ou un masque complet avec un système à adduction d’air dans un environnement où le taux d’oxygène est inférieur à 17%.

  • La nature du contaminant

– Les masques FFP1 protègent des poussières fines (charbon, soufre, laine de verre).

– Masques FFP2 protègent des particules fines et toxiques (champignon, métal, virus (covid-19), grippe)

– Les masques FFP3 protègent des particules très fines (béton, amiante, plomb)

– Les demi-masques et les masques complets protègent des substances nocives pouvant causer des dommages respiratoires et/ou la cécité.

  • Les mentions obligatoires

Pour garantir une protection optimale à l’utilisation, votre masque de protection individuelle doit comporter certaines mentions obligatoires dont :

– Le nom du fabricant, la classe de l’efficacité, le numéro de la norme, la réutilisation éventuelle et le marquage CE pour les masques anti-poussière ou anti-aérosols.

– En plus des mentions obligatoires, un code couleur doit également être visible sur les masques filtrants à cartouche et les masques respiratoires anti-aérosol.

Pour une protection optimale, il est conseillé de bien porter son masque de chantier en veillant à bien ajuster l’élastique à la taille de sa tête. A noter également que tous les masques de chantier possèdent une date de péremption qu’il convient de ne pas dépasser.